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L' Autre FIGARO

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Résultats catastrophiques aux examens de fin d'année: Thierry Dovonou propose une thérapie à cinq formules

Publié le 14 Août 2018, 09:13am

Résultats catastrophiques aux examens de fin d'année: Thierry Dovonou propose une thérapie à cinq formules

Après l’organisation des examens de fin d’année, les différents résultats sont proclamés sur l’ensemble du territoire national. Globalement les taux de réussite sont restés faibles au grand dam des acteurs du système éducatif qui ont joué toutes les cartes pour sauver l’année scolaire des griffes des grèves perlées qui ont paralysé l’école plusieurs mois d’affilé.  Ces taux minables de réussite ont produit une onde de choc dans l’opinion publique. Des voix se sont élevées pour condamner la grèves des enseignants tandis que d’autre exigent d’ores et déjà l’encadrement juridique de ces mouvement de débrayage sans servie minimum 

Aristide F. Hounkpêvi

Face à la cabale contre les enseignants, le secrétaire général du Synappec –Bénin, Thierry Dovonou, dans un entretien accordé à notre rédaction s’offusque contre une vue unidirectionnelle du mal.
 Il a quant à lui posé le diagnostic des maux qui minent le système éducatif, apprécié les résultats des examens de fin d’année et proposer des solutions pour une amélioration durable du système éducatif national. 

Thierry Dovonou, secrétaire général du Synappec-Benin


L’Autre Figaro : Bonjour Thierry Dovonou. Les résultats dans l’éducation font  grincer les dents aussi bien dans les rangs des parents, des gouvernants que des apprenants eux-mêmes. Qu’est-ce qui justifie cette indignation collective ?
Thierry Dovonou : Je suis Thierry Dovonou, secrétaire général du Syndicat national des professeurs permanents et contractuels du Bénin (Synappec-Bénin). Nous avons constaté que les résultats ne sont pas très reluisants et le taux d’admissibilité est faible par rapport à l’année passé. Mais ce que nous devons comprendre c’est que les résultats au Bénin ont toujours été les mêmes choses. Si on triche on a de bons résultats si on ne triche pas on a de mauvais résultats.
LAF : Qu’est ce qui justifie selon vous ces performances objet de grincement de dents ?
T.D : Ces résultats représente la façon dont nous travaillons. Nous ne mettons pas du sérieux. Quand on dit que le Bac est à 33,43% le Bepc, 28,63% le Cep 64,44%, nous devons nous demander si c’est vraiment les taux réels ou les taux fabriqué ? L’un dans l’autre l’école béninoise est malade. Nous devons tirer chapeau au directeur des examens et concours et au directeur de l’office du Bac qui ont fait un travail appréciable. Depuis 2001 et 2002 nous disions la même chose avec a généralisation des APC.
Parlant des causes, nous avons les programmes d’étude et leurs pilotages. Les programmes représentent une calamité et les hommes qui gèrent ce programme ne sont pas bien formés. La qualité des enseignants chargés de formés les élèves et les formations continue ne sont pas ce que ça  doit être.
Il faut aussi signaler, le manque criard d’enseignant. Par exemple les départements qui sont en queue de peloton dans les taux d’admissibilité à savoir l’Alibori, la Donga, allez voir,  on a ou deux professeur de Mathématique .Tous les autres professeurs sont des vacataires et des contractuels. Ces contractuels par exemples ont des licences en  économie. Ils vont enseigner quelle mathématique ?  Conséquence directe, ces résultats dans l’Alibori, le Couffo et dans le plateau ont plombé le résultat national. 
LAF : Vous parlez là du manque criard des enseignants qualifiés. A qui revient la responsabilité ? 
T.D : La gouvernance pose  également problème. Regardez le calendrier réaménagé élaboré. Pour trois mois de grèves, on nous adonné deux mois pour faire les cours. Après les derniers grèves pourquoi  les cadres de nos ministères ont accepté qu’on fasse deux mois de rattrapage au lieu de quatre ? Pourquoi certaines épreuves  sont élaborées exclusivement en SA 3 ou en SA 4 ? Quand on sait que nos enfants n’ont pas eu le temps didactiques !!!  Le problème le plus important, C’est l’état béninois qui depuis 1960 qui a une gouvernance qui laisse à désirer. L’éducation est une question de souveraineté nationale. Voila les facteurs qui ont accouché des résultats que nous avons et non exclusivement la grève ! La grève a bel et bien joué un rôle que je ne dénie pas. Mais ce n’est pas la cause principale. 
LAF : Que devons nous faire à présent pour corriger le niveau des apprenants ? 
T.D : D’abord, on a constaté que les enseignants ne préparent plus leurs fiches et se cramponnent aux cahiers d’activités.  Il va falloir corriger cela d’abord. Et j’invite les ministres en charge de l’éducation nationale à régler une fois de bon cette question.  Deuxièmement, le Bénin est l’un des rares pays à adopter l’approche par compétence et n’a pas une politique du livre. Et dans aucun pays, un programme scolaire ne peut réussir sans une politique du livre. Troisièmement, il faut revoir la formation des enseignants et surtout en recruter. Le Bénin a un personnel stand by dans d’autres pays comme la Côte d’Ivoire le Gabon. On a vivier de professeurs de Mathématiques et de sciences physiques dans ces pays qu’on peut rapatrier dans les memes conditions  que le Sénégal l’a fait sous Abdoulaye Wade. Ils avaient rapatrié les professeurs pour enflouer le personnel et combler le vide qu’il y a. Quatrièmement, reformer les écoles normale et réorienter la formation au niveau des écoles normales. Cinquièmement, créer des institutions de recherche et utiliser les didacticiens de la Flash et l’Umsp pour le pilotage du programme. 

LAF: Merci

T.D: Merci à L'Autre FIGARO

 

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